J’avais oublié qu’elle était si grande, Virginie. Et puis elle s’est assise à mes côtés, vêtue d’un grand pull en angora rouge, une bague à tête de mort au doigt. Elle se ressemble, ses yeux semblent traduire une gourmandise inquiète. Sous les voûtes de la cathédrale de Strasbourg, elle tombe en arrêt devant un christ martyre. Cette ambiance, elle en avait envie aujourd’hui, parce qu’elle sort tout juste du Da Vinci Code, le livre de Dan Brown.
La grande fille du rock est toujours là, bien sûr, et j’ai vraiment envie d’écouter le dernier album de The Libertines. Le succès est au rendez-vous plus encore que d’habitude. Il y a eu la collaboration avec Placebo ( Merci, Brian Molko ! ! ), un blog sur Internet dont tout le monde parle et qui l’éclate vraiment, et un livre, LE livre : « Bye Bye Blondie », celui dont tous s’accordent à dire que c’est son meilleur opus. « Bye Bye Blondie » nous raconte l’histoire de Gloria, internée en HP à l’adolescence. Elle y rencontre Eric et découvre l’amour. Des années plus tard, ils se retrouvent. Gloria traîne toujours dans un Nancy grisâtre au gré de ses humeurs passablement alcoolisées et Eric est devenu un animateur vedette à la télé au sourire Colgate et au compte en banque bien garni. Gloria est-elle prête à changer pour reprendre leur histoire ? Sera-t-elle capable d’abandonner ses démons sur le bord de la route ? Rien n’est moins sûr…« Bye bye blondie » est sans nul doute le livre le plus émouvant de Virginie. Elle ne s’est pas assagie pour notre plus grand bonheur. L’écriture est tranchée, sans concession.
Une écriture qui avait fait trembler le microcosme littéraire avec « Baise-moi », un livre choc qu’elle adapte ensuite au cinéma dans un même parfum de soufre. Un grand coup dans la gueule de la littérature française qui a ouvert la porte à d’autres jeunes auteurs, porteurs d’un style venu des tripes. On boit Despentes comme un short-drink de vodka polonaise, on apprécie et on assume la brûlure !
Interview publiée avec l’aimable autorisation d’Oxydo magazine Thierry Desaules
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Amélie Nothomb : Acide Sulfirique
A l’heure d’une Real-TV qui se fait de plus en plus trash, Amélie Nothomb a vu plus loin : le camp de concentration.
Dans un futur proche, Pannonique est enlevée dans un parc comme des centaines de Français pour participer à « Concentration », un nouveau Loft aux règles terrifiantes, inspirées du troisième Reich. Exécutions sommaires, travail forcé... pour le plus grand plaisir des téléspectateurs ! Un élément va pourtant gripper l’effroyable machine : l’un des bourreaux de Pannonique, une certaine Zdena, va en tomber amoureuse…
Amélie réussit à décrypter les comportements paradoxaux d’une société en mal de sensationnel : les médias crient au scandale d’une telle émission, les téléspectateurs protestent avec vigueur et pourtant… les audiences atteignent des records historiques !
La société n’étant pas manichéenne, qu’adviendra-t-il de Pannonique et des autres prisonniers du jeu ? Quels relents amers et quelles satisfactions s’engouffreront dans les gorges des téléspectateurs, de la production, du gouvernement ? A vous de le découvrir… T. Desaules
« Acide Sulfurique », Amélie Nothomb, Albin Michel .
Dans un futur proche, Pannonique est enlevée dans un parc comme des centaines de Français pour participer à « Concentration », un nouveau Loft aux règles terrifiantes, inspirées du troisième Reich. Exécutions sommaires, travail forcé... pour le plus grand plaisir des téléspectateurs ! Un élément va pourtant gripper l’effroyable machine : l’un des bourreaux de Pannonique, une certaine Zdena, va en tomber amoureuse…
Amélie réussit à décrypter les comportements paradoxaux d’une société en mal de sensationnel : les médias crient au scandale d’une telle émission, les téléspectateurs protestent avec vigueur et pourtant… les audiences atteignent des records historiques !
La société n’étant pas manichéenne, qu’adviendra-t-il de Pannonique et des autres prisonniers du jeu ? Quels relents amers et quelles satisfactions s’engouffreront dans les gorges des téléspectateurs, de la production, du gouvernement ? A vous de le découvrir… T. Desaules
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