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Edith Fambuena

Actrice et compositrice, Edith Fambuena aime naviguer d’un registre à l’autre. Originaire d’Aix en Provence elle met dans ses valise talent et ambition et se débarrasse de son petit accent du sud histoire de plaire au microcosme parisien.
Révélée en tant qu’actrice en 1999 par le film « Pourquoi pas moi » où elle interprète le rôle de Lola aux côtés de Julie Gayet , chronique d’un coming out annoncé. On la retrouvera plus tard dans le court « Une folle envie » sorti en 2004, mais c’est en musicienne que cette lesbienne assumée acquiert la notoriété, membre des Valentins, elle signe des chansons célèbres comme « Entre elle et moi » qui lui attire un public de goudous sympathisantes mais surtout éblouies par la voix subtile et atypique d’Edith Fambuena.

Hélène et les goudous

De toutes les chanteuses lesbiennes françaises, Hélène Abadie est sans doute celle qui a capté le mieux ces petits riens qui font le sel du couple lesbien. Pétillante et enjôleuse, il ne lui faut pas plus de trois accords pour tisser une complicité avec un public captif. Être étiquetée chanteuse à goudous ne lui fait pas peur, bien au contraire, elle en tire une jubilation puisqu’elle puise son inspiration dans sa propre vie. Une vie peuplée de corps enlacés, de sensualité, de courbes et de musique. Ces aficionadas comptent les jours qui les séparent de la sortie- imminente- de son prochain album. Entretien.

Alors où en est ton album "Valide-moi" ?
Hélène: Il ne saurait tarder, il est parti au mastering. Quand tu fais un album, tu mets beaucoup de toi et plus tu avances vers sa fabrication ; plus, il va en direction du public. Cela doit être le lâcher prise artistique !

Ça te fait peur ?
Peur ? Non, au contraire, il me tarde.

Tu as travaillé avec qui pour l'album ?
J'ai rencontré un pianiste et nous avons bossé ensemble sur « A une note », ma première chanson symbolique, puisque c'est la première que j'ai écrite « sapphiquement ». Pour le reste, je suis en auto-prod, c'est à dire que j'ai tout fait moi-même : les guitares solos, la basse parfois, les harmonies vocales...

Tu préfères le terme goudou ou lesbienne?
Disons que j'aime beaucoup le goût doux que représente le fait d'être lesbienne...

De toutes les chanteuses lesbiennes laquelle te fait le plus triper. Musicalement et sex appealement?
: ...attends je compulse ma mémoire
scan en cours..
humm... je t'avouerais qu'il n'y a aucune chanteuse lez qui me fasse triper. J'ai un faible pour des chanteuses qui ne sont pas forcément lesbiennes.

Comme...?
Musicalement, Véronique Sanson, Skye. En jazz, Katie Melua m'interpelle énormément.

Comment qualifierais-tu, en un adjectif, ton album ?
J'avais le désir de cet album. Même si cela n'a pas été facile tous les jours, je voulais avancer mais en même temps j'étais assaillie par mes doutes, par la peur de ne pas réussir. L'adjectif pourrait être désiré

On a du mal à comprendre qu'avec un talent pareil, tu ne sois pas davantage soutenue. A moins que ce ne soit un choix personnel du genre : « je n'ai besoin de person pour fabriquer du son » !
Non c'est surtout un problème de moyens. Auto-produire un disque et s'équiper en matos, ça coûte super cher aller en studio et se faire produire ça coûte aussi super cher. Pour l’instant, je vis ma musique mais je n'en vis pas.

Une fée qu'à la bosse apparaît devant toi, tu dois faire trois voeux. lesquels?
(raclement de gorge...)
Premier voeu : ramener mon père sur terre.
deuxième : recevoir un bel accueil du public pour cet album, et continuer à faire de la scène et troisième vœu que je garde ma femme près de moi, pour continuer à lui chanter "vivre en couple.. avec toi, c'est merveilleux"
"Valide-moi" - Hélène Abadie. Plus d'infos sur http://www.heleneabadie.com/

Ani DI Franco : Volutes vocales

Ani Di Franco n’est pas née de la dernière pluie mais peut-être plutôt du dernier orage. Elle affiche trente et un printemps avec l’insolence de son talent. Si en France sa voix coule dans quelques conduits auditifs privilégiés, elle a, outre-Atlantique, largement redessiné les contours du paysage musical : deux millions et demi d’albums vendus sans rien concéder aux standards commerciaux. Indépendante, elle a créé son label (Righteous Babe Records) pour ne rien devoir à personne. Ces cinq albums et ses collaborations prestigieuses avec Prince ou Maceo Parker n’ont pas eu raison de son humilité.
Même si pour certains morceaux, la filiation musicale avec Alanis Morissette se passe d’analyses ADN, l’ensemble de son œuvre se détache nettement de tout ce qui s’est fait dans le registre. Depuis ses débuts, elle a navigué parmi tous les styles, du folk punk au jazz funk avec, à chaque nouvel album, le même constat : convaincante ! Le secret : ses volutes vocales, capables d’habiller n’importe quel tempo d’un swing qui reste sa marque de fabrique exclusive.
Ses paroles grattent les plaies. Son engagement pour les droits des femmes, la visibilité homosexuelle ou encore contre la peine de mort ont forgé son style poétique et bien trempé. Chaque chanson est une urgence et une confidence qui tisse un lien avec son auditeur proche du lien des amants.
Dans le morceau« Fuck you » qui figure sur l’album «Dilate», elle repousse les limites de la poésie des tripes.
«Knuckle Down», son dernier album, sensuel et trouble est simplement poignant. Se passer de l’œuvre de cette artiste bouleversante porte un nom : le masochisme... et devrait être classé par l’OMS comme une pathologie lourde.

Lesbians On Ecstasy

Ok, cela fait 5 ans que vous avez le même poster dans l’entrée avec ZE lesbian group : Le Tigre ! Le moment est venu de l’arracher et le remplacer par un autre qui fera un super effet à vos visiteurs (surtout les parents): Lesbians On Ecstasy !
Bien dans la mouvance du Tigre dont elles ont fait longtemps les premières parties, les Lesbians on Ecstasy- LezzOnEx pour les intimes- se mettent en tête de réinventer les watts et elles y arrivent ! Leur premier album éponyme est livré en 2004, il fait sensation puisqu’il est élu par le magazine the Advocate meilleur album de l’année sans qu’elles aient été obligées de coucher avec le staff du magazine (ouf !)
En 2005 , le 4 meufs (Bernie, Vero, Jackie et fruity Franky) embrayent avec « Giggles in the Dark, » une mise en demeure sonore avant l’assaut qu’elle donneront en 2007 avec l’album « We Know, You Know », produit inflammable à déverser sur les dance floors . Leur credo ; reprendre les tubes des plus grandes chanteuses lesbiennes et les arranger à leur sauce : féroce !
Vous voulez goûter ?
http://www.youtube.com/watch?v=eQ8KJSi_OCw

Sinéad O'connor : Irish bomb

Deux ans d’absence, de diète, de pain sec. Deux ans et un retour attendu avec un album inattendu : « Throw Down Your Arms ». Jeter les armes ? Pas avant de savoir ce qu’elle a fait pendant ces longs mois. Qu’a-t-elle pris au petit déj chaque jour ? Combien de bains et combien de douches ? A-t-elle eu la grippe ? Qu’a t-elle lu et qui a -t-elle aimé, choyé… ?
C’est que Sinéad n’est pas juste une chanteuse : porte-parole de sa propre révolte, militante against tout ce qui énerve, elle est notre conscience, notre sentinelle, vigilante et éternellement inspirée.
Née à Dublin le 8 décembre 1966 (happy birthday sister), Sinéad a attendu 17 ans comme on attendrait dans une salle d’attente d’avoir une raison de chanter. Celle qui la lui a donnée : Aretha Franklin qui va lui coller un frisson sur la peau, une voix dans le gosier et la promesse d’une carrière aussi éclatante que controversée.
Premier opus : « The Lion and the Cobra», paru chez Ensign en 1987. Cet album qui dévoile ses capacités vocales d’un autre monde lui vaut une reconnaissance immédiate. Mais Sinéad n’est pas du genre à lustrer les statuettes. Elle choisit de travailler avec d’autres artistes, à commencer par le prestigieux groupe U2. Le talent est là, occulté quelquefois par les tempêtes médiatiques suscitées par ses frasques : elle brûle la photo du pape à la télévision américaine et refuse de se produire dans de nombreux endroits jugés incompatibles avec ses valeurs dont le prestigieux « Garden Arts» de New Jersey.
En 1990, son interprétation du titre «Nothing Compares 2 U» est n°1 mondial, toutes planètes confondues.
Mais ce que Sinéad recherche avant tout, c’est avancer. Elle enchaîne quelques albums comme le sympathique «Am I not your Girl» ou encore «Universal Mother» sur lequel figure l’immense «Fire in Babylone», sans cesser de faire ce qu’elle aime le plus : multiplier les collaborations. Peter Gabriel, Paul Mc Cartney, Massive Attack ou encore Robbie Williams ont drapé leur musique de sa voix.
Avec « Throw Down your Arms », elle revient avec un album reggae d’un nouveau genre. Vous avez dit classique? Allez donc écouter ce que ça donne quand Sinéad entrelace esprit rasta et spiritualité celtique… !
"Throw Down your Arms", septembre 2005, chez Keltia Music.

Tegan et Sarah

Après avoir remporté, en 1998, le concours Garage Warz de leur Calgary natal, les soeurs jumelles ont connu un début de carrière fulgurant qui débouche sur une rapide signature avec le label indépendant Vapors Records et une tournée mondiale pour le moins prestigieuse (Neil young , Pretenders..).
La marque de fabrique des soeurs jumelles : être là où on les attends pas. Déjà leur deuxième album « If It was you » sorti en 2002 coupe le sifflet à ceux qui croient que jeunes rime avec pop mièvre. La diversité est là, le talent aussi. A 23 ans, elles ont déjà mis un sérieux coup de lattes dans la scène pop rock avec des morceaux comme Monday Monday, mélancolique et énergique à souhait ou le sublime Living Room qui vous enlève toute velléité de les comparer à quiconque. Le très populaire et délectable morceau Not Tonight devrait être remboursé par la sécu tant il fait du bien.
Leur troisième album , "So Jealous" sorti en 2004 est la preuve qu’elles peuvent être bavardes quand elles veulent. Les textes sont plus travaillés ou peut-être moins, ce qui leur donne une intensité un poil plus grande que dans les précédents albums et leur vaut des critiques toutes miel de la part des plus grands. Il faut dire qu’il faut être sourd pour ne pas capter toute l’âme qu’elles mettent dans I know, i know, i know et la portée philosophique de where does the good go. Mais c’est walking with a ghost, sorti en single et adopté largement par les radios qui les propulse au devant de la scène , ce qui crée une très grande attente pour l’album suivant : "The Con" sorti en juillet 2007
Mais trève de discours . avant de lire la suite de la biographie de Tegan et Sarah et pour mieux comprendre ce qui suit , écoutez ça
http://www.youtube.com/watch?v=jIftFIG1j_c
Avec The Icon, on arrête de jouer. Plus complexe que les précédents avec une richesse sonore hypnotique voire épileptique. Les jumelles voient loin. Un album fait pour le live. Du coup la tournée de concerts qui suit sa sortie tranche avec les précédentes. Elles qui aiment tellement faire un mix de tous leurs albums sur scène, "The Icon" s’impose exigeant qu’on lui fasse de la place. Vous l’avez vu dans le making off de l'album, innovation et humilité constituent l’approche de ce dernier album. Il n’a y a pas de secrets de fabrication, l’ingrédient de base est la spontanéité. Enjoy !

Tegan et Sarah en concert le 19 mars à la Maroquinerie à Paris et le 18 à Bruxelles à Botanique Rotonde

Mell, cracheuse de feu

Sa voix puissante agit comme un détonateur sur des textes bruts et une musique explosive. MeLL, vingt-deux ans et tous ses crocs, ne manque pas une occasion de décoller la guimauve de certaines semelles du rock français.
« Mon Pied en Pleine Face », son premier album où gronde un rock décomplexé, nous révèle une artiste bouillonnante de talent et de sensibilité. « La Voiture à Pédales », dernière déflagration dans les bacs, est une salve de mots révoltés sur un jazz-rock sensuel et dévastateur.
Sorti en septembre, cet album très abouti nous offre des morceaux pétris de feu. Ancienne handballeuse de haut niveau, Mell reste au sommet en désherbant à la sulfateuse les prairies dégoulinantes de bons sentiments. MeLL est en tournée... et elle va en tourner des têtes ! Sa pêche, sa façon de s’approprier l’espace et sa putain de charge érotique, laissent une empreinte jusque dans les tripes. Ses zicos : une batteuse d’enfer, un saxo puissant et une trompette sensuelle. La musique de MeLL ne s’écoute pas, elle se boit, forte et parfumée, et réchauffe les gosiers.
Allez la voir, achetez son disque, démerdez-vous mais ne passez pas à côté de cette ‘Lorraine’ !
Voiture à Pédales, chez A.N.D, en vente chez tous les bons artificiers.
Want more ? www. e-mell.net
V.J Pirate

Melissa Etheridge

Vous avez trépigné, tourné en rond, tapé du pied… Vous avez écouté ses précédents albums jusqu’à l’usure, comptant les semaines et les mois jusqu’au retour de votre bien-aimée. Et la voici : Melissa ETHERIDGE, objet de passion de millions de goudous, avec une collection de ses meilleurs morceaux réunis sous le titre « The Road Less Traveled » chez Island. Presque deux ans d’absence, le temps pour elle de se remettre d’ un cancer du sein dont elle se dit guérie à 97%. Elle envisage déjà d’avoir un enfant (le troisième) avec l’élue de son cœur : Tammy Lynn
Melissa, c’est cette fille qui choisit le bal d’inauguration de Bill Clinton pour déclarer son homosexualité, créant une émulation avec d’autres artistes qui sera un apport précieux à la visibilité lesbienne.
Rock sulfureux ou mélodies sentimentales, elle injecte dans sa musique, sans tri et sans censure, ce qu’elle est. Si bien que pour la découvrir, on peut choisir indifféremment d’écouter ses morceaux, explosifs et vivants, ou de lire sa biographie. Tout y est : les infidélités de sa compagne, sa souffrance de l’abandon, sa maternité…
Mais la « First Lady du rock » en impose surtout par sa musique. Sa voix chaude et pénétrante, portée par une énergie rythmique hors pair, lui permet de s’imposer sur la scène pop rock comme quelqu’un avec qui il faut compter.
Dès le premier album, sorti en 1988, Melissa campe son style. Des titres comme « Like The Way I do » ou «Bring me Some Water», surprennent par leur sensualité et leur authenticité. Ils deviendront très vite des hymnes pour les coeurs brisés. Une série d’albums accompagnera ses émois et ses experiences avec la précision d’un scanner. La colère et la révolte façonnent ses rythmes et ses paroles, produisant des morceaux de rock d’une énergie quasi atomique.
Il faudra attendre « Skin », le septième album sorti en juillet 2001 à la suite d’une rupture avec sa compagne, pour découvrir une Melissa vulnérable, blessée et rêvant d’un amour qui la porte. Cet album, sans doute le plus desespéré de sa carrière, prendra de court ses fans et marquera la fin d’une époque. Elle panse ses blessures, relève la tête et retrouve panache et optimisme avec l’album «Lucky» (février 2004), véritable autorisation de sortie du « heartbreak hotel ». Le titre « When you Find the One » ne laisse aucun doute sur l’amour enfin retrouvé...

Sarah Bettens : Shine baby shine !

Sarah Bettens , figure emblématique du groupe belge K’s Choise revient en piste avec un deuxième album solo : Shine.
A 35 ans, l’allure juvénile et le regard pétillant , elle livre une série de chansons où cohabitent harmonieusement maturité et légèreté . Les aficionados de K’s choice se sentiront comme dans une bain moussant dans ce dernier album. Le son pop rock est là, paré de ses plus beaux atours d’originalité. La féminine touch suinte dans des morceaux comme Rescue me ou Just another day. Vous pouvez ne pas vous ruer sur l’album mais il serait franchement dommage de passer un jour de plus sans régaler ses tympans du morceau Shine ou l’étourdissant Feel me Break

Sarah Bettens , icône lesbienne, tellement à l’aise dans son homosexualité que même les texans qui goûtent peu le saphisme ne trouvent rien à redire. (elle habite au Texas avec sa doudou avec qui elle élève deux enfants de 10 et 11 ans.)
By VJ Pirate

Alex Parks

Lauréate en 2003 de la Fame Academy (la Star’Ac anglaise), Alex Parks est la première lesbienne à non seulement remporter le concours, mais également l’engouement de tout le Royaume-Uni. Pendant dix semaines, la quasi-butch avec ses cheveux courts et son look de dyke in the city déploiera son talent à interpréter les répertoires qui laisseront sur le cul les téléspectateurs. Sa maîtrise vocale lui permet de s’attaquer avec la même aisance aux chansons de Christina Aguilera, de Coldplay ou même des Bee Gees.
Grande admiratrice d’Anni Di Franco, elle jouit aujourd’hui de la même aura qu’une Alanis Morrissette ou une Annie Lennox.
Alex Parks est unique dans le paysage musical : jamais lesbienne auparavant n’avait atteint une telle popularité en Europe.
Et c’est avec un naturel extraordinaire qu’elle confie au Journal ‘le Telegraph’ la souffrance qu’elle a endurée ayant surpris sa compagne au lit avec une autre (notre dossier sur la fidélité ne manquera pas de la passionner !).
Si Alex n’a pas l’intention d’être la porte-parole de la communauté lesbienne, elle n’en est pas moins une figure emblématique qui contribue de la plus belle façon qui soit à la visibilité lesbienne en Angleterre et dans le monde entier.
Vous pouvez découvrir son talent dans ‘Introduction’ (2003) ou Honesty (2005) by VJ pirate

The Gossip

S’il y a un groupe capable d’incarner le féminisme Glamour, c’est bien « The Gossip » . trois nanas hyper inspired sous la houlette de la plantureuse Beth Ditto . Des textes comme des rasoirs et une voix waou …tout velours. La même Beyh
qui a posé nue
fin mai 2007 à la une du magazine musical hebdomadaire anglais NME, les aisselles débordantes de touffes et la fesse réhaussée d’un Kiss my ass au rouge à lèvres.
Celles et ceux qui ont eu le plaisir de régaler leurs tympans du très sexy Standing in the way of control savent que la soul –rock a trouvé ses maitresses.
Hannah Blilie , la batteuse des Gossip

Me'shel NedegéOcello

Me’shell Johnson, en choisissant dès l’adolescence de s’appeler Ndegéocello (libre comme l’air en swahili) a tracé la ligne qu’elle donnera à sa vie et à sa musique. Car libre, elle l’est : cette prodige (auteure, compositrice, bassiste, guitariste) refuse de s’assigner un genre musical et navigue d’un style à l’autre au gré de son génie. Du hip hop au jazz (ses collaborations avec Herbie Hancock ou Chaka Khan ont marqué les esprits) en passant par le blues. Autant de styles domptés pour porter des textes poétiques et acérés. Son credo : le telling stories à la Tracy Chapman, qu’elle habille de sa voix chaude.
En 1993, la sortie de son album «Plantation Lullabies», succès aussi inattendu que colossal, lui vaudra d’être la première femme à signer chez le prestigieux label Maverick Records. Elle laissera dans les mémoires des morceaux d’anthologie comme «Outside Your Door» et «Call me» plébiscités par trois nominations au Grammy Awards.
En 1998, elle sort «Peace Beyond Passion», son deuxième album. Si le succès est moins fulgurant, il reste néanmoins son opus le plus sensuel et le plus lyrique.
Après les albums «Bitter» et «Cookie» , elle sort en 2003 «Comfort Woman» qui confirme son éclectisme (album dédié à son ex Rebecca Walker). Quand on lui demande si ce n’est pas trop dur de partir en tournée avec un tel bagage affectif, elle répond que si l’histoire s’arrête, l’amour peut continuer. En 2004, elle s’affranchit du format chanson et de son label et prend son envol musical avec sa formation « Spirit Music Jamia » à l’origine de l’album « Dance of the Infidel », album nourri de spiritualité (Me’shell est musulmane) et qui fera date dans l’histoire du jazz-fusion.

Les Chimères

Pour être une batteuse virtuelle, Nina n’en a pas moins du caractère : son punch, son tatouage et ses piercings sont en passe de faire d’elle une icône de la scène Glam Rock. Son arrivée très remarquée dans le groupe «Les Chimères» relève du secourisme, elle nous ouvre enfin les pixels de son cœur :

Dis donc, Nina, tu les connais bien les meuffes que t’as embauchées pour jouer dans ton groupe ?
Vanessa et Anne-Sophie, je les ai rencontrées l’hiver dernier en surfant sur internet. Elles avaient mis une petite annonce pour trouver une batteuse qui arrache. Evidemment ça ne court pas les rues. Je suis allée surfer sur leur site http://www.chimeres.com/ohttp://www.chimeres.com/ etj’ai bien kiffé. J’ai vu qu’elles jouaient ensemble depuis sept ans avec des batteurs complètement ringards. Il était temps que j’arrive! J’ai débarqué illico dans leur studio de répet pour l’audition. Au bout de deux heures de boeuf, ça pulsait déjà pas mal, j’ai su que ça le ferait bien toutes les trois.
On a fait notre premier concert ensemble à Paris, en avril dernier à la Scène Bastille... c’était mortel! Le public m’a adorée.Ça fait maintenant un an qu’on se connaît, on a un bon feeling et on bouge pas mal ensemble.
Il parait qu’elles sont assez jalouses de ton sex-appeal et de ton succès auprès des meuffes ?
Bon, c’est vrai il faut dire que je suis plutôt pas mal foutue. J’ai un bon look, mes piercings et mes tatouages font des ravages.
Mais elles ont leurs fans aussi, on peut pas dire qu’elles soient moches (rires) ... elles ont des arguments que je n’ai pas!
Vosinfluencessontpourtantbiendifférentes...
VanessaetAnne-Sophiesontbranchéesrock. Ellesadorent Hole, Nirvana, the Smashing Pumpkins, the Pixies,... Moi, je suis fan de Nine Inch Nails, MarilynManson etj’écoutedes trucs plus électro comme Daft Punk, Prodigy...
Elles sont sympas avec toi ?
Elles sont cools, il y a une grande complicité entre nous. Bien sûr, dans le travail il y a des moments de chauffe, mais c’est parce qu’elle sont super exigeantes. Je n’ai pas droit au moindre écart de tempo. De toute façon, elles n’ont rien à dire avec moi: j’ai le rythme dans la peau et puis je suis super réglo: toujours à l’heure, toujours prête, toujours dispo. D’après ce que j’ai compris, ce n’est pas monnaie courante chez les musiciens, hein les meuffes ?
Vous vous disputez souvent ?
On a trois caractères très explosifs alors ça pourrait être orageux. De toute façon, si elles me cherchent, je les électrocute, alors elles se tiennent à carreaux !
VJ pirate

Magazine Lesbien

Interview Erin Daniels

Interview Erin Daniels
RDG convention L word
Interview Erin Daniels (Dana Fairbanks, L word)

Erin Daniels : entrée en matière

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